LE GOÛT DU VIN DE PALME

SORTIE NATIONALE DU FILM EN SALLE

Fuyant sa fille obsédée par l’héritage et qui l’accuse de dilapider la fortune familiale, Ariane Boréal , femme la plus riche de France, s’échappe de son hôtel particulier. À bord de sa Jaguar, elle disparaît dans Paris avec Aristide, son chauffeur africain qu’elle n’a jamais vraiment regardé en dix ans de service.

Au fil de leur errance, Ariane découvre un homme qu’elle croyait invisible : les récits d’Aristide, son monde, ses saveurs, le vin de palme. L’Afrique, qu’elle n’avait jamais imaginée, s’invite dans sa fuite et devient peu à peu son refuge. Cette dérive inattendue, entre réel et imaginaire, devient la seule bouée de sauvetage face à l’impasse familiale qui l’étouffe. - "Un remix façon Bekolo de Miss Daisy et son Chauffeur et de l’affaire Bettencourt" - Catherine Ruelle

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DE QUOI JE ME MÊLE?

Et si, pour une fois, l’Afrique décidait de se mêler de ce qu’on considère comme des « affaires strictement françaises » ?
Et si nous entrions, à notre manière, dans les zones interdites du récit national français, celles où l’on suppose que nous n’avons ni place, ni légitimité, ni même avis à donner ?

À l’occasion de la sortie en France de Le Goût du vin de palme, film qui se déroule ici, dans ce pays où s’est joué l’un des plus retentissants scandales politico-médiatiques du XXIᵉ siècle, je voudrais revendiquer un geste simple : oui, je m’en mêle.

Depuis toujours, le cinéma occidental nous présente, à nous Africains, un monde fermé, achevé, sur lequel nous ne pouvons agir. Nous observons, de loin, vos passions, vos excès, vos drames, vos erreurs — sans jamais pouvoir intervenir, encore moins proposer un autre point de vue. Comme si le regard africain n’avait rien à apporter, sinon un silence poli. Pendant ce temps, ce même monde occidental ne cesse de commenter, diagnostiquer et scénariser nos vies, nos crises, nos dirigeants, nos guerres.

Le Goût du vin de palme renverse ce rapport.
C’est un film spéculatif — à la frontière du conte, du thriller et de la science-fiction — qui pose une question simple : Et si l’Afrique entrait dans vos histoires ? Et si nous les réimaginions ?

L’Occident ne s’est pas imposé par supériorité morale ou intellectuelle, mais par brutalité, puis par la puissance de ses récits. Aujourd’hui encore, plus de 90 % des solutions appliquées à nos problèmes viennent d’ici. Alors oui : il est temps, par le cinéma, de nous introduire dans les récits qui structurent l’imaginaire européen. Pas pour les voler, mais pour les ouvrir.

C’est ainsi que je me suis retrouvé à m’emparer d’une histoire qui, en apparence, ne me concernait pas :
celle de la femme la plus riche de France, entraînée dans un tourbillon de passion, de manipulations et d’héritage contesté. L’affaire Bettencourt.
Pourquoi un cinéaste camerounais s’intéresse-t-il à une telle affaire ?
Justement parce que personne n’imaginait que j’y avais quelque chose à dire.

Dans mon film, le chauffeur d’Ariane Boréal, héritière fictive mais inspirée de très près par la réalité, est camerounais. Par lui, j’interroge le rapport universel — et pourtant très politique — entre l’argent, le pouvoir et ceux qui se tiennent dans l’ombre. Par lui, j’observe aussi ce que l’argent révèle, ou détruit, dans nos sociétés africaines : fortunes qui ne survivent pas à leurs propriétaires, successions qui échouent, pouvoir transformé en entreprise d’enrichissement.

Le Goût du vin de palme n’est donc pas seulement un drame d’amour interdit.
C’est une expérience qui dérègle les frontières du récit traditionnel :
un film où l’Afrique entre dans une histoire française, pour élargir le champ de ce que la France peut raconter d’elle-même — et de ce que nous pouvons, nous, projeter vers le monde.

En me mêlant de cette histoire, je ne commets pas une intrusion : j’ouvre un dialogue.
Un dialogue nécessaire, audacieux, inattendu.
Un dialogue qui dit que l’Afrique n’est plus ce spectateur silencieux.
Un dialogue qui dit que nos imaginaires peuvent aussi proposer des clés, des alternatives, des visions.
Un dialogue qui dit que nous avons, nous aussi, le droit d’inventer les futurs.

La projection en France sera accompagnée, naturellement, d’une dégustation de vin de palme, pour rappeler d’où vient ce regard, et ce que ce regard peut changer.

Jean-Pierre Bekolo

L'Univers de Jean-Pierre Bekolo

Le cineaste qui réinvente le futur depuis l’Afrique

« Les Africains sont censés être réels et vous vous retrouvez dans une situation où l'imaginaire devient le luxe des bourgeois. » – Jean-Pierre Bekolo

À 25 ans, Jean-Pierre Bekolo débarquait à Cannes avec Quartier Mozart et devenait instantanément l’un des jeunes cinéastes les plus prometteurs du début des années 1990 — au point d’être fréquemment associé, à l’époque, à un certain Quentin Tarantino, également révélé au même moment.
Mais là où Tarantino a été absorbé et célébré par la machine hollywoodienne, Bekolo, lui, a pris une autre voie : celle de la réinvention radicale du cinéma africain, en marge des attentes occidentales, des catégories figées et des récits imposés.
Aujourd’hui, alors que son œuvre circule à nouveau en Europe et qu’un nouveau public français le découvre, il apparaît clairement que Bekolo n’a jamais simplement « fait des films » :
il a ouvert un autre possible. Un pionnier afrofuturiste avant l’heure . Dans son cinéma, l’Afrique n’est jamais réduite à un décor exotique ni à un terrain de souffrance réaliste : c’est un laboratoire d’imaginaires, un espace spéculatif où technologie, tradition, sexe, politique et spiritualité se mêlent pour repenser le réel. Bekolo crée un cinéma inclassable, hybride, à la fois philosophique, ludique, politique et jubilatoire.

Un intellectuel qui dérange les cases
Installé entre Yaoundé, Paris, Berlin et l'Amérique, Jean-Pierre Bekolo appartient à cette génération d’artistes transnationaux qui bousculent les frontières — géographiques, esthétiques, idéologiques.

Science-fiction, conte ludique, thriller, documentaire (vrai ou faux), satire politique, performance, installation, écriture manifeste :il ne choisit pas. Il détourne tout.

Présentation de nos applications cinématographiques

Innovation au Cœur du Cinema Africain

Depuis plusieurs années, nous réfléchissons à la manière dont le cinéma peut être un outil de transformation, d’exploration et de créativité. Avec l’aide de la technologie, nous avons développé trois applications distinctes, chacune dédiée à un aspect particulier de l’expérience cinématographique. L’idée n’était pas de tout réunir en une seule plateforme, mais de donner à chaque projet son propre espace d’expérimentation. Ces trois applications sont encore en phase de test, avec quelques bugs à corriger. Elles sont néanmoins ouvertes à tous ceux qui souhaitent les essayer, expérimenter et contribuer à leur amélioration.

En somme, ces plateformes ne sont pas seulement des outils : elles sont une invitation à réinventer le cinéma, à repenser la narration et à explorer de nouvelles expériences sensorielles et émotionnelles, grâce à l’IA et à l’innovation technologique.


🔗 BEKS PROD developpe  RECUT
Cette application permet de revoir et réinventer les montages de films existants. Elle offre aux utilisateurs la possibilité de manipuler des séquences, de créer de nouvelles narrations, ou même de transformer des classiques en œuvres inédites. RECUT est une plateforme pour tous ceux qui veulent explorer le cinéma au-delà du récit initial, jouer avec le temps, le rythme et la structure d’un film.

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BEKS PROD developpe CATHARSIS
Catharsis est une plateforme de films thérapeutiques. Ici, l’expérience du spectateur est au centre : les films proposés sont conçus pour provoquer des émotions fortes, libérer des tensions et favoriser une réflexion intérieure. C’est un espace où le cinéma devient un moyen de guérison, de transformation personnelle et de connexion émotionnelle profonde.

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BEKS PROD developpe aussi  L' ALPHABET DU FILM
Cette application est un outil pour écrire des scénarios, guidé par des principes narratifs et des inspirations cinématographiques. Elle permet aux créateurs, professionnels ou amateurs, de structurer leurs idées, expérimenter de nouvelles formes et explorer le langage cinématographique de manière ludique et créative.

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