LE GOÛT DU VIN DE PALME

UNE ANOMALIE DU CINEMA FRANCAIS

Fuyant sa fille obsédée par l’héritage et qui l’accuse de dilapider la fortune familiale, Ariane Boréal , femme la plus riche de France, s’échappe de son hôtel particulier. À bord de sa Jaguar, elle disparaît dans Paris avec Aristide, son chauffeur africain qu’elle n’a jamais vraiment regardé en dix ans de service.

Au fil de leur errance, Ariane découvre un homme qu’elle croyait invisible : les récits d’Aristide, son monde, ses saveurs, le vin de palme. L’Afrique, qu’elle n’avait jamais imaginée, s’invite dans sa fuite et devient peu à peu son refuge. Cette dérive inattendue, entre réel et imaginaire, devient la seule bouée de sauvetage face à l’impasse familiale qui l’étouffe. -Pour Catherine Ruelle "Un remix façon Bekolo de Miss Daisy et son Chauffeur et de l’affaire Bettencourt" -
Entre ghost story capitaliste, satire du luxe, spiritualité africaine et thriller psychologique, Le Goût du vin de palme de Jean-Pierre Bekolo infiltre l’imaginaire bourgeois européen avec un objet cinématographique impossible à classer. Fabriqué horizontalement entre Berlin, Paris et Yaoundé, le film transforme sa propre production en geste politique et poétique.

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DE QUOI JE ME MÊLE?

Et si, pour une fois, l’Afrique décidait de se mêler de ce qu’on considère comme des « affaires strictement françaises » ?
Et si nous entrions, à notre manière, dans les zones interdites du récit national français, celles où l’on suppose que nous n’avons ni place, ni légitimité, ni même avis à donner ?

À l’occasion de la sortie en France de Le Goût du vin de palme, film qui se déroule ici, dans ce pays où s’est joué l’un des plus retentissants scandales politico-médiatiques du XXIᵉ siècle, je voudrais revendiquer un geste simple : oui, je m’en mêle.

Depuis toujours, le cinéma occidental nous présente, à nous Africains, un monde fermé, achevé, sur lequel nous ne pouvons agir. Nous observons, de loin, vos passions, vos excès, vos drames, vos erreurs — sans jamais pouvoir intervenir, encore moins proposer un autre point de vue. Comme si le regard africain n’avait rien à apporter, sinon un silence poli. Pendant ce temps, ce même monde occidental ne cesse de commenter, diagnostiquer et scénariser nos vies, nos crises, nos dirigeants, nos guerres.

Le Goût du vin de palme renverse ce rapport.
C’est un film spéculatif — à la frontière du conte, du thriller et de la science-fiction — qui pose une question simple : Et si l’Afrique entrait dans vos histoires ? Et si nous les réimaginions ?

L’Occident ne s’est pas imposé par supériorité morale ou intellectuelle, mais par brutalité, puis par la puissance de ses récits. Aujourd’hui encore, plus de 90 % des solutions appliquées à nos problèmes viennent d’ici. Alors oui : il est temps, par le cinéma, de nous introduire dans les récits qui structurent l’imaginaire européen. Pas pour les voler, mais pour les ouvrir.

C’est ainsi que je me suis retrouvé à m’emparer d’une histoire qui, en apparence, ne me concernait pas :
celle de la femme la plus riche de France, entraînée dans un tourbillon de passion, de manipulations et d’héritage contesté. L’affaire Bettencourt.
Pourquoi un cinéaste camerounais s’intéresse-t-il à une telle affaire ?
Justement parce que personne n’imaginait que j’y avais quelque chose à dire.

Dans mon film, le chauffeur d’Ariane Boréal, héritière fictive mais inspirée de très près par la réalité, est camerounais. Par lui, j’interroge le rapport universel — et pourtant très politique — entre l’argent, le pouvoir et ceux qui se tiennent dans l’ombre. Par lui, j’observe aussi ce que l’argent révèle, ou détruit, dans nos sociétés africaines : fortunes qui ne survivent pas à leurs propriétaires, successions qui échouent, pouvoir transformé en entreprise d’enrichissement.

Le Goût du vin de palme n’est donc pas seulement un drame d’amour interdit.
C’est une expérience qui dérègle les frontières du récit traditionnel :
un film où l’Afrique entre dans une histoire française, pour élargir le champ de ce que la France peut raconter d’elle-même — et de ce que nous pouvons, nous, projeter vers le monde.

En me mêlant de cette histoire, je ne commets pas une intrusion : j’ouvre un dialogue.
Un dialogue nécessaire, audacieux, inattendu.
Un dialogue qui dit que l’Afrique n’est plus ce spectateur silencieux.
Un dialogue qui dit que nos imaginaires peuvent aussi proposer des clés, des alternatives, des visions.
Un dialogue qui dit que nous avons, nous aussi, le droit d’inventer les futurs.

La projection en France sera accompagnée, naturellement, d’une dégustation de vin de palme, pour rappeler d’où vient ce regard, et ce que ce regard peut changer.

Jean-Pierre Bekolo

L'Univers de Jean-Pierre Bekolo

Le cineaste qui réinvente le futur depuis l’Afrique

« Les Africains sont censés être réels et vous vous retrouvez dans une situation où l'imaginaire devient le luxe des bourgeois. » – Jean-Pierre Bekolo

À 25 ans, Jean-Pierre Bekolo débarquait à Cannes avec Quartier Mozart et devenait instantanément l’un des jeunes cinéastes les plus prometteurs du début des années 1990 — au point d’être fréquemment associé, à l’époque, à un certain Quentin Tarantino, également révélé au même moment.
Mais là où Tarantino a été absorbé et célébré par la machine hollywoodienne, Bekolo, lui, a pris une autre voie : celle de la réinvention radicale du cinéma africain, en marge des attentes occidentales, des catégories figées et des récits imposés.
Aujourd’hui, alors que son œuvre circule à nouveau en Europe et qu’un nouveau public français le découvre, il apparaît clairement que Bekolo n’a jamais simplement « fait des films » :
il a ouvert un autre possible. Un pionnier afrofuturiste avant l’heure . Dans son cinéma, l’Afrique n’est jamais réduite à un décor exotique ni à un terrain de souffrance réaliste : c’est un laboratoire d’imaginaires, un espace spéculatif où technologie, tradition, sexe, politique et spiritualité se mêlent pour repenser le réel. Bekolo crée un cinéma inclassable, hybride, à la fois philosophique, ludique, politique et jubilatoire.

Un intellectuel qui dérange les cases
Installé entre Yaoundé, Paris, Berlin et l'Amérique, Jean-Pierre Bekolo appartient à cette génération d’artistes transnationaux qui bousculent les frontières — géographiques, esthétiques, idéologiques.

Science-fiction, conte ludique, thriller, documentaire (vrai ou faux), satire politique, performance, installation, écriture manifeste :il ne choisit pas. Il détourne tout.

Présentation de nos applications cinématographiques

Innovation au Cœur du Cinema Africain

Depuis plusieurs années, nous réfléchissons à la manière dont le cinéma peut être un outil de transformation, d’exploration et de créativité. Avec l’aide de la technologie, nous avons développé trois applications distinctes, chacune dédiée à un aspect particulier de l’expérience cinématographique. L’idée n’était pas de tout réunir en une seule plateforme, mais de donner à chaque projet son propre espace d’expérimentation. Ces trois applications sont encore en phase de test, avec quelques bugs à corriger. Elles sont néanmoins ouvertes à tous ceux qui souhaitent les essayer, expérimenter et contribuer à leur amélioration.

En somme, ces plateformes ne sont pas seulement des outils : elles sont une invitation à réinventer le cinéma, à repenser la narration et à explorer de nouvelles expériences sensorielles et émotionnelles, grâce à l’IA et à l’innovation technologique.
L'EXODE DU PERE

L'EXODE DU PERE


 Tandis que la Première Guerre mondiale embrase l'Afrique, 60 000 personnes quittent Yaoundé.  Chassés par les troupes alliées, les Allemands ordonnent l'évacuation. Pour la première fois dans l'histoire coloniale, un colonisateur fuit une terre qu'il avait conquise. Soldats, missionnaires, chefs collaborateurs, porteurs et leurs familles s'enfoncent dans la forêt équatoriale vers la Guinée espagnole. dans un exode dans la forêt en direction de la Guinée espagnole, territoire neutre. Pour la première fois, le colonisateur allemand fuit un territoire conquis. Cet événement ne constitue pas un simple épisode de la Première Guerre mondiale en Afrique. Il marque une rupture plus profonde, presque imperceptible, mais décisive : la fin d’un monde pour les colons, et pour les colonisés, peut-être, la fin du monde tel qu’il avait été reconfiguré et transformé par trois décennies de domination Allemande.

Le Projet de film
LE MONTAGE DE LA REALITE

LE MONTAGE DE LA REALITE

Depuis le Salon du Montage de la Berlinale et divers ateliers, l’idée de placer le montage au centre de mes préoccupations n’a cessé de mûrir. On compte 5 milliards de smartphones dans le monde qui filment quotidiennement, sans aucun montage. Le monde est en plein chaos. Ce dont nous avons besoin, c’est de mettre de l’ordre dans tout cela. Donner un sens aux images, c’est donner un sens au monde. Seul le montage en est capable. Vous pouvez lire le livre ici : https://theeditingofreality.base44.app

Livre
LES FILMS AFRICAINS NE RACONTENT PAS A L'AFRICAINE.

LES FILMS AFRICAINS NE RACONTENT PAS A L'AFRICAINE.

C’est valable pour Michael Corleone dans le Parrain. C’est valable pour n’importe quel personnage, n’importe quel film, n’importe où dans le monde.
Prenez Parasite (Bong Joon-ho, 2019).
La famille Kim ne cesse de tomber plus bas. Pourquoi ? Parce que Parasite tourne en boucle entre Oyeku (le chaos), Ika (l’orgueil) et Odi (l’enfermement). Pas de sortie. Pas de renaissance. C’est un film sur Seth sans Isis. Un drame africain tragique : non pas l’absence de solution, mais la solution refusée.
Et si on ajoutait la scène manquante à ce film? Celle où par exemple un vieux fou apparaît dans le jardin, murmurant le nom du grand-père de M. Park – une honte ancienne, une porte de sortie que personne ne prendra. Rien ne change en apparence. Mais le spectateur sait désormais : il y avait une issue. Elle a été refusée.
LE CHALLENGE de la “Scène manquante”
Prenez un film, un personnage qui bascule. Ajoutez une parole, un silence, un geste ou une présence venue d’une perspective africaine (ancêtre, dette cosmique, seuil d’initiation). Peu importe l’origine du film. Ce qui compte, c’est la grille.
Envoyez votre scène (100-200 mots) ici: africantelling.com

Narratologie
MALONGA                  - The film

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Un Événement Cinématographique Pan-Africain sur le  Talent · Héritage · Famille · Destin

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